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12/10/2008

La légende du sanglier

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"Il était une fois, il y a bien longtemps, car c'était au temps où les bêtes parlaient,
un féroce sanglier aux soies épineuses et au boutoir terrifiant qui dévastait la région appelée bien plus tard le Béarn, et couverte alors d'épaisses forêts.
Il semait la terreur sur son passage... "

Ainsi commence l'histoire des origines de Salies-de-Béarn, par un véritable conte de fées, une légende bien connue de tous les habitants de Salies depuis fort longtemps.

"La légende du sanglier ".

Suivant une ancienne tradition confirmée par un monument dont. les traces sont à peine effacées, un sanglier donna lien à la découverte de la fontaine salée possédée par les descendants des propriétaires de la partie de la forêt dans laquelle elle fut trouvée.

Ce sanglier, poursuivi, se réfugia dans un marais bourbeux, où il fut blessé par les chasseurs.
Il s'élança sur le coup et alla mourir au loin.
On le suivit et on le trouva couvert de cristaux de sel produits par l'évaporation de l'eau de ce bourbier.
C'est à. cette découverte que Salies doit son origine.
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Pour exploiter cette source, les propriétaires de cette forêt dressèrent alors des établissements dont le premier fut une simple maison béarnaise située au coin du bassin du Bayaà où la source dépose ses eaux.
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De nos jours la fontaine du sanglier, nichée dans un angle de la place du Bayaà de Salies-de-Béarn, date, elle, de 1927.
Cette fontaine à la sculpture de tête de sanglier est devenue l'emblème de la cité et on la retrouve reproduite sur nombre de cartes postales.

Au-dessus de la tête sculptée de l'animal, sur une stèle, on peut lire gravés les mots en béarnais...
""Si you nou eri mourt, arres n'y bibéré" ....
Si je n'y étais pas mort, personne n'y vivrait."

11/09/2008

La fleur du soleil


podcast


Eguzkilore "La fleur du pays basque "

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Une légende du pays basque raconte qu'il y a des milliers et des milliers d'années, quand les hommes commencèrent à peupler la terre, il n'existait ni soleil, ni lune. Ils vivaient alors dans une obscurité sans fin, soumis aux attaques continuelles de mauvais esprits venus des entrailles du monde sous la forme de taureaux de feu, de chevaux ailés ou de dragons énormes. Désespérés, ils décidèrent de demander de l'aide à la Terre.

Au début, la Terre ne leur prêta pas attention. Mais les hommes insistèrent tellement qu'à la fin, elle leur créa la lune .

D'abord, les hommes terrifiés par l'astre éclatant continuèrent à se terrer dans leurs grottes sans oser sortir.
Petit à petit, ils s'habituèrent à sa clarté et profitèrent de ce répit. Car tout comme les humains, les méchants esprits avaient commencé par craindre la grande masse lumineuse dans le ciel.
Hélas, ils ne tardèrent pas à s'aventurer hors de leur repaire pour tourmenter à nouveau les hommes.

Les hommes vinrent trouver la Terre, encore une fois.

- Amalur, nous te sommes très reconnaissants de ce cadeau magnifique. Mais la Lune ne suffit pas à écarter de nous la malice des esprits qui nous poursuivent sans relâche.

- D'accord. Pour vous, je vais créer un être encore plus lumineux que je nommerai Soleil. Le Soleil sera le jour, et la Lune la nuit.

Et la Terre créa le Soleil.

Il était si grand, si puissant, si chaud que des plantes aux couleurs vives et des arbres fruitiers surgirent du sol. Et surtout, les esprits malins ne réussirent pas à s'adapter à la clarté du jour. Hélas, ils attendirent patiemment le retour de la nuit pour attaquer à nouveau les humains qui se croyaient enfin à l'abri.

Les hommes sollicitèrent la bienveillante Terre, encore une fois.

- Amalur, nous te sommes très reconnaissants de nous avoir offert la Lune et le Soleil mais nous avons besoin d'autre chose pour nous préserver, la nuit, contre les assauts des mauvais esprits.


La Terre répondit :
- C'est entendu. Pour vous, je vais créer une fleur si belle qu'en la voyant, les êtres de la nuit penseront que c'est le Soleil lui-même.
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Et la Terre créa la fleur Eguzkilore, la fleur du soleil. Aujourd'hui encore, en terre basque, elle protège les maisons des mauvais esprits, des génies, de la tempête et de l'adversité.
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Dans certains endroits, lorsque le soleil se couche, on le salue ainsi :
" Eguzki amandrea badoia bere amangana" ( La grand-mère soleil rejoint sa mère )
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Musique traditionnelle danse basque
Kepajunkera(Oskorri arin)

22/07/2008

Téa kanaké


podcast

Musique:L'oiseau noir kanake (groupe kanéka )

Légende kanak sur l'origine des êtres et de Téa Kanaké (le premier homme)

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A l'aube du monde, la lune dépose sa dent sur un rocher qui émerge de l'océan des origines.
Sous l'effet de ses rayons, la dent se décompose.
Apparaissent alors les premiers êtres vivants.
Ceux qui restent sur le rocher se transforment en lézard,
ceux qui glissent dans l'eau deviennent anguilles et serpents.
De ces êtres primordiaux nait Téâ Kanaké.
Dans une autre version du mythe des origines, la lune jette à la mer un gâteau d'igname, enveloppé de feuilles de taros, d'où naîtrons les premiers êtres.
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Né ignorant de tout, Téâ Kanaké demande aux esprits de lui transmettre ce qu'il doit savoir pour vivre sur terre : les magies des pierres et des herbes, la travail des champs, la connaissance des plantes.
Alors il cutlive les ignames et fait pousser les taros, il plante les coleus, qui, depuis ce temps, protège les jardins.
La poule sultane est le symbole de l'abondance des cultures.
Sa plume blanche qui s'agite est le signe du secret de la magie des plantes.
Son contraire est le rat qui saccage la récolte.
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Les esprits apprennent à Téâ Kanaké la vie en société, il échange donc les premières ignames et construit sa case. Il plante le pin colonnaire qui délimite les lieux sacrés et tabous et dit la première parole.
Afin de tout savoir sur la vie des hommes, Téâ Kanaké décide de connaitre la mort, il entre dans le banian qui est le corps des esprits.
Par ses racines qui pénètrent aux pays souterrains, il visite le pays des morts et , en ce ventre maternel, il se transforme.
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A Canala, et dans de nombreux endroits, le lézard peut être le messager de la mort, il vit dans les cimetières et, est "preneur de vie". Il est, dans ce cas, contraire de l'anguille, symbole de la naissance.
Comme les rejets qui renaissent d'un tronc coupé, Téâ Kanaké, porteur de la continuité de la parole, traverse la roche percée, symbole de la renaissance.
Le serpent, spécialement le tricot rayé, est l'image du défunt qui veut rejoindre le monde des vivants, il sort de la mer et laisse sa peau sur la plage en reprenant apparence humaine.
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16/07/2008

Le poulpe et le rat ....

La Nouvelle Calédonie , terre originelle , riche en contes , légendes et mythes.

Sculpture kanak représentant la légende ""le poulpe et le rat"

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Il y avait une fois une poule sultane et un rat. Un jour, le rat dit à la poule sultane : "Allons donc tous les deux à la pêche sur le récif." La poule sultane répondit : "Allons-y !"
Ils firent alors tous les deux un radeau en cannes à sucre et partirent au récif. Arrivés au récif, ils mirent leur radeau à l'amarre. Tous deux grimpèrent sur le récif et commencèrent à pêcher. Mais le rat eut faim, il alla alors vers le radeau et but toutes les cannes à sucre, jusqu'à ce qu'il ne reste rien.

La poule sultane revint et trouva le rat. Elle lui demanda alors :
"Rat, où est donc notre radeau ?"
Le rat répondit : "Je l'ai bu complètement car j'étais affamé."

La poule sultane lui dit alors : "Ainsi tu bois comme ça sans savoir ce que tu feras après ?
Car moi, je te laisse ici." Et la poule sultane prit son vol et rejoignit la terre ferme, tandis que le rat, lui, restait là à pleurer. La marée remontait, il grimpa sur une formation coralienne élevée ; il pleurait, pleurait assis là, mais le poulpe entendit ses sanglots. Il approcha et trouva le rat, il lui demanda : "Pourquoi pleures-tu ?"

Le rat lui dit : Je pleure car la poule sultane s'est enfuie en me laissant là.
Nous étions venus pêcher au récif, mais j'ai eu faim et j'ai mangé tout notre radeau. Alors, elle s'est envolée mais moi je suis resté à pleurer ici !"

Le poulpe lui dit alors : "Saute sur mes épaules !" et le rat sauta sur les épaules du poulpe et s'y assit.
Le poulpe nagea ainsi avec lui, mais des vagues arrivaient clapotant et claquaient en recouvrant la tête chauve du poulpe. Ils étaient alors arrivés au milieu du lagon. Le rat se mit à rire de la calvitie du poulpe.
Celui-ci demanda : "Rat, qu'as-tu à rire ?" Le rat lui dit : "je ris à cause des vagues." Ils continuèrent à nager vers la côte,et, à nouveau, le rat rit et alors le poulpe lui demanda : "Rat, à cause de quoi ris-tu ?" Et le rat répondit : "Je ris parce que nous sommes presque arrivés à la terre ferme." Ils continuèrent et arrivèrent sur le sable sec. Le rat prit pied sur le rivage et dit alors au poulpe : "Tout à l'heure, c'est de ta calvitie que je riais !" Le poulpe fut alors très courroucé. Le rat courut se cacher dans sa maison et le poulpe s'en retourna vers son récif. Tous deux vécurent dans leur maison et y demeurent encore aujourd'hui.

Louise Michel a retranscrit, lors de sa déportation en Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880, les parlers et les contes kanaks.
Elle avait livré deux versions de ces contes et légendes
La première a été publiée en 1875 dans «les petites affiches de la Nouvelle-Calédonie» sous le titre "Légendes et chansons de gestes canaques".
Ayant regagné la métropole, via l’Angleterre, elle rédige en 1885 "Légendes et chants de gestes canaques".
On y retrouve ""le poulpe et le rat"

 
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