26.11.2008

Les grues cendrées

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Déjà, vers la fin du mois d’octobre, les vols ondulants animent le ciel, accompagnés de cris incessants « krou-krou-krou ». Les premiers groupes de grues cendrées annoncent la migration automnale vers le Sud, pour passer l’hiver sous des cieux plus cléments
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La grue cendrée vole à haute altitude et sur de longues distances. Elle suit invariablement la même route, une bande d’une centaine de kilomètres de largeur, qui la mène à l’automne du nord de l’Europe vers la France, l’Espagne et l’Afrique du Nord, et retour au printemps par le même chemin.
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Le weekend dernier elles sont passées au Pays Basque ...

Dans sa grâce infinie le voici tout à coup :
Ballet aérien qui tous les ans répète
Cette polyphonie où sonne la trompette
Collée au bout de chaque cou.

Elles sortent alors de leur riche écritoire
Leur plume la plus belle et tracent au fusain
Sur l’ardoise du ciel le triomphal dessin
Evanescent de la lettre de la victoire.

Elle s’enfuient, s’enfuient là-bas.
Mais combien n’en reviendront pas ?

Celles-ci vont d’abord s’arrêter un moment
Dans l’humide Champagne, étape bien choisie
Pour rejoindre l’Espagne et voir l’Andalousie
Somnoler sous un ciel clément ;

Et celles-là s’en vont pressées vers la savane
Embrasée où la faune est mordue sous la dent
Aiguisée du soleil, dans le royaume ardent
D’une sœur couronnée qui, fière, se pavane.

Elle s’enfuient, s’enfuient là-bas.
Mais combien n’en reviendront pas ?

Et comme chaque année, lorsqu’il voit s’éloigner
Ces voyageuses des hauteurs et de l’automne,
Dans le sureau caché le passereau s’étonne
Qu’on ne puisse se résigner

A rester dans son nid pour subir la disette
Qui étreint la pensée des tremblants animaux
Quand des napperons blancs habillent les rameaux
Sous les doigts engourdis d’une vieille cousette.

Elle s’enfuient, s’enfuient là-bas.
Mais combien n’en reviendront pas ?


(Poème de Graoully2)

19.11.2008

Le Bertsu

S'il est un élément spécifique à la culture basque, c'est bien l'improvisation chantée et versifiée en langue basque "Le bertsu" dont l'art remonte au XVe siècle. .

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Dans le temps, une fois par semaine, le dimanche après-midi, après les vêpres, la grande majorité des villageois se réunissait dans les auberges et les cidreries situées près de l’église.
Et là, pendant des heures, ceux qui avaient "le don divin" ( les bertsolaris) improvisaient des vers évoquant les choses simples de la vie, toujours en chantant et avec humour.
Un véritable jeu d'adresse, un travail de mémoire qui doit s'adapter aux réactions des auditeurs .
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Une vidéo qui montre des championnats , des joutes , des repas de famille ...avec des bertsolaris en pleine improvisation ....(pour la lecture , cliquer sur la flêche blanche)

Cet aspect social et cette convivialité de l’improvisation versifiée et chantée sont aujourd'hui encore présents en Pays Basque où les bertsularis participent à de multiples animations socio-culturelles , des joutes oratoires et championnats.
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Cette tradition a prit une ampleur remarquable et les jeunes générations, formées dans des écoles d’improvisateurs, ont élevé la discipline à un très haut niveau et la confrontent, pour certains, à de nouvelles expériences artistiques.

La relève est assurée .....


Un exemple de batsu ...
Le meneur de jeu demande à Xabier Amuriza d’improviser trois strophes sur la structure « Hamarreko handia » (vers de 18 syllabes et strophes de cinq vers).
Le thème : AITA (le père)
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et voici le résultat....

Aita izba

Aita izena kanta beharrak jarri dit bihotza bero,
Aukera eder hau izango zenik ez nuen hemen espero;
Preso nengoen Zamoran eta han gelditu ia ero,
Joan nintzen ta bertan nengola aita hil zitzaidan gero,
Nahiago nuke edozer baino hemen bizirik balego.

Aita nuen nik umoretsua, inoiz geza ta gazia,
Harek agertu zidan bidea, baitzen bertsoz ikasia;
Oi ene aita, nire egunak ere aurrera doaz ia,
Baina zugandik hartua baitut bertsotarako grazia,
Nik egingo dut arbola haundi zuk emandako hazia !

Gai hau kolpera jarriko zenik ia amentsa dirudi,
Baserri hartan izan genduen hanbat harri eta euri ;
Zu, aita, zinen hain on niretzat, ez gogorra baizik guri,
Euskal Herria nola dagoen orain Donostin ageri,
Niri jotako txalo guztiak bidaltzen dizkizut zuri !

Le père

Avoir à chanter le thème du père, m’enflamme tout entier…
Je n’espérais point qu’un jour une telle occasion me serait donnée.
J’étais en prison à Zamora, presque fou de devoir y rester…
Lorsque j’appris que mon père venait de décéder.
Plus que tout j’aurais aimé, qu’il soit ici, encore en vie !

Mon père avait de l’humour, parfois son aigreur perçait sa douceur…
Il m’enseigna l’art d’improviser, car c’était un connaisseur !
O mon père, à mon tour je vois avancer l’heure…
Et puisque de vous j’ai obtenu la grâce d’être improvisateur,
Je ferai de votre semence, un arbre de grande hauteur !

Que vous me proposiez un tel sujet me plonge dans la rêverie…
Dans notre maison natale, nous connûmes autant de grêle que de pluie…
Vous étiez, mon père, si bon pour moi, sévère mais patient aussi.
Comme tout le Pays Basque est à Saint-Sébastien aujourd’hui,
Tous ces applaudissement qui me sont destinés, c’est à vous que je les dédie.

20.10.2008

La Rose


podcast


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(Rose Contesse de Ségur)

Mignonne, allons voir si la rose

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.
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(Rose Alphonse Daudet)


Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
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(Rose Guy de Maupassant)

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Pierre de RONSARD (1524-1585)
(Recueil : Les Odes)
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(Rose Honoré de Balzac)

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(Rose Rabelais)

Chanson:Louis Capart "La rose" (de Glenmor)

28.09.2008

C'est l'automne


podcast


21 Septembre , c'est l'automne

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Giuseppe Arcimboldo (1527-1593) Automne


Saison des labours et des vendanges
Pommes , poires coings
Noix,noisettes chataîgnes et raisins
Saison des couleurs flamboyantes


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Monet (1840-1926)Sous bois d'automne

L' automne

L'automne fait les bruits froissés
De nos tumultueux baisers.
Dans l'eau tombent les feuilles sèches
Et sur ses yeux, les folles mèches.
Voici les pêches, les raisins,
J'aime mieux sa joue et ses seins.
Que me fait le soir triste et rouge,
Quand sa lèvre boudeuse bouge ?
Le vin qui coule des pressoirs
Est moins traître que ses yeux noirs.

Charles CROS (1842-1888)


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Jean Claude Cubayne (1944) Automne à Gyverny

Rêves d'Automne

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui
Je me retourne encore et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ...
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ;
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ;
Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.


Alphonse de Lamartine (1790-1869)

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Camille Pissaro (1830-1903) Matin,Soleil d'Automne à Eragny


Musique: ERA "Ameno"

18.09.2008

La rose .... suite


podcast


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La nuit entoure ton jardin.
Tu es assis sous ton arbre préféré.
Tu te désoles d'être là, solitaire, méconnu, alors que tu pourrais accomplir de grandes choses, ou, simplement, rendre heureuse une femme.
Regarde ces fleurs de jasmin qui étoilent le feuillage de ton arbre, et accepte la leçon qu'elles te donnent.


"Le jardin des roses" de Saâdi
13è siècle, traduit du persan par Franz Toussaint - 1942

Il est ici question de jasmin mais j'ai trouvé cet extrait ... superbe et celui à venir aussi .....

"Emporte une rose du jardin
Elle durera quelques jours,
Emporte un pétale de mon jardin de Roses.
Il durera l'Eternité."

(Saâdi)

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Voici , à la demande générale ....

Les roses de Saadi

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.


Marcelline Desbordes-Valmore (1786 - 1859)
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Musique:Debussy, Clair de lune , cérénade d'amour.
Interprêté à la flute de pan par Georges Zamfir

08.09.2008

Carrousel de ma vie


podcast


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Manège aux souvenirs
Qui s’éloignent lentement
Oubliés les rêves d’enfants
Tourne, tourne inlassablement

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Chevaux aux mille couleurs,
Qui partagent mes douleurs
Mes amours, mes amis, mes folies
Tourne, tourne sans mélancolie

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Carrousel de ma vie
Tu me donnes le tournis
Ta valse me poursuit, a deux temps
A trois temps... magie

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Manège de l’avenir
Tu m’entraînes sans prévenir
Vers d’autres rêves étourdissants
Prochain tour, c’est maintenant …..


Urga le 07/06/2007

Chanson de Stanislas "Le manège"

04.09.2008

La rentrée des classes.


podcast


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BON COURAGE A TOUS...ELEVES ET ENSEIGNANTS...

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L'ECOLE

L’école était au bord du monde,
L’école était au bord du temps.
Au dedans, c’était plein de rondes ;
Au dehors, plein de pigeons blancs.

On y racontait des histoires
Si merveilleuses qu’aujourd’hui,
Dès que je commence à y croire,
Je ne sais plus bien où j’en suis.

Des fleurs y grimpaient aux fenêtres
Comme on n’en trouve nulle part,
Et, dans la cour gonflée de hêtres,
Il pleuvait de l’or en miroirs.

Sur les tableaux d’un noir profond,
Voguaient de grandes majuscules
Où, de l’aube au soir, nous glissions
Vers de nouvelles péninsules.

L’école était au bord du monde,
L’école était au bord du temps.
Ah ! que n’y suis-je encor dedans
Pour voir, au dehors, les colombes !


Maurice Carême
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LES ÉCOLIERS

Sur la route couleur de sable,
En capuchon noir et pointu,
Le 'moyen', le 'bon', le 'passable'
Vont à galoches que veux-tu
Vers leur école intarissable.

Ils ont dans leurs plumiers des gommes
Et des hannetons du matin,
Dans leurs poches du pain, des pommes,
Des billes, ô précieux butin
Gagné sur d'autres petits hommes.

Ils ont la ruse et la paresse
Mais l'innocence et la fraîcheur
Près d'eux les filles ont des tresses
Et des yeux bleus couleur de fleur,
Et des vraies fleurs pour leur maîtresse.

Puis les voilà tous à s'asseoir.
Dans l'école crépie de lune
On les enferme jusqu'au soir,
Jusqu'à ce qu'il leur pousse plume
Pour s'envoler. Après, bonsoir !

Maurice Fombeure

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LE CANCRE

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur

Jacques Prévert

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EN SORTANT DE L'ECOLE

En sortant de l'école
Nous avons rencontré
Un grand chemin de fer
Qui nous a emmenés
Tout autour de la terre
Dans un wagon doré
Tout autour de la terre
Nous avons rencontré
La mer qui se promenait
Avec tous ses coquillages
Ses îles parfumées
Et puis ses beaux naufrages
Et ses saumons fumés

Au-dessus de la mer
Nous avons rencontré
La lune et les étoiles
Sur un bateau à voiles
Partant pour le Japon
Et les trois mousquetaires des cinq doigts de la main
Tournant la manivelle d'un petit sous-marin
Plongeant au fond des mers
Pour chercher des oursins

Revenant sur la terre
Nous avons rencontré
Sur la voie de chemin de fer
Une maison qui fuyait
Fuyait tout autour de la terre
Fuyait tout autour de la mer
Fuyait devant l'hiver
Qui voulait l'attraper
Mais nous sur notre chemin de fer
On s'est mis à rouler
Rouler derrière l'hiver
Et on l'a écrasé

Et la maison s'est arrêtée
Et le printemps nous a salués
C'était lui le garde-barrière
Et il nous a bien remerciés
Et toutes les fleurs de toute la terre
Soudain se sont mises à pousser
Pousser à tort et à travers
Sur la voie du chemin de fer
Qui ne voulait plus avancer
De peur de les abîmer
Alors on est revenu à pied
A pied tout autour de la terre
A pied tout autour de la mer

Tout autour du soleil
De la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture et en bateau à voiles

Jacques Prévert

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Chanson: France Gall "Sacré Charlemagne" 1964

31.07.2008

Sur un banc du parc....


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Sur un banc du parc, tu m’as retrouvé
Compagne de mes jours, ennemie de mes nuits,
D’un côté tu me blesses, de l’autre tu me réjouis,
Tu m’apprivoises, tu m’envahis.
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Me rappelant sans cesse mes bonheurs partagés
Je te dompte, chaque seconde
Espérant patiemment retrouver, ces plaisirs envolés.
Je t’aime, je te hais.
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Tu me pèses, comme un fardeau bien trop lourd à porter.
Tu m’allèges telle une bonne amie
Contre vents et marées, orages et tumultes.
Je te quitte, je te cherche.
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Otes ce masque qui assombri ma vie,
Regarde-toi, tu pourrais être belle,
Si j’avais quelqu’un près de moi
Pour pouvoir le dire.
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Urga .... le 27/07/2008 ... sur un banc du parc.


Photos prises au jardin public de Bordeaux.
Chanson:"Il n'aurait fallu" de Louis Capart.
(Album:Rives gauches de Bretagne et d'ailleurs)

22.07.2008

Hommage ...


podcast

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Harold , résident du foyer Paul Reznik de Nouville à Nouméa,
nous a quitté en pleine jeunesse la semaine dernière .
il était le confident , l'ami de mon frère Michel .
Une chanson , une pensée ....pour lui rendre hommage .
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Harold, le jour de son anniversaire au mois d'avril 2008


Le paradis blanc

Il y a tant de vagues et de fumée
Qu'on arrive plus à distinguer
Le blanc du noir
Et l'énergie du désespoir
Le téléphone pourra sonner
Il n'y aura plus d'abonné
Et plus d'idée
Que le silence pour respirer
Recommencer là où le monde a commencé

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Je m'en irai courir dans le paradis blanc
Loin des regards de haine
Et des combats de sang
Retrouver les baleines
Parler aux poissons d'argent
Comme, comme, comme avant

Y a tant de vagues, et tant d'idées
Qu'on arrive plus à décider
Le faux du vrai
Et qui aimer ou condamner
Le jour où j'aurai tout donné
Que mes claviers seront usés
D'avoir osé
Toujours vouloir tout essayer
Et recommencer là où le monde a commencé

Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
Et jouent en nous montrant
Ce que c'est d'être vivant
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où l'air reste si pur
Qu'on se baigne dedans
A jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Comme, comme, comme avant
Parler aux poissons d'argent
Et jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Comme avant....

Paroles et musique
France Gall et Michel berger

18.07.2008

Lever de soleil .....


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Air De Jean sébastien Bach

Lever de soleil ..... de mon balcon

Un petit bonheur .....tout simple ......celui de profiter du moment présent .

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Liberté


Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin !

Partez dans le vent,
Suivez votre rêve;
Partez à l'instant,
la jeunesse est brève !

Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !

Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L'horizon briller.

Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n'ont rien.

Maurice Careme
(1899-1978)
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Bon weekend à tous .....