11.01.2009

Flocon de neige

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<<<<<<<<<<<<<<<< ou bien sous le calendrier ...

29.12.2008

Catherine Pozzi (1882-1934)

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Née à Paris en 1882, fille du célèbre médecin, ami des arts, Samuel Pozzi et de Thérèse Loth-Cazalis, elle grandit dans le tout-paris aristocratique et bourgeois de la fin du 19°s.
Dès son plus jeune âge, elle rencontre des gens de lettres et des personnalités du monde artistique dans les salons de sa mère.

medium_Sans_titre_1.jpgA dix ans, elle commence à écrire un journal qu’elle tiendra jusqu’à ses vingt-trois ans : « je veux dire aux indifférents combien un enfant peut souffrir, combien une jeune fille peut être seule ».». En janvier 1909, elle se laisse épouser par Edouard Bourdet dont elle a un fils, Claude Bourdet, en octobre, mais le mariage tourne tout de suite à l’échec

En 1912, elle apprend qu’elle est atteinte de la tuberculose.

medium_Sans_titre_2.3.jpgEn 1913, elle débute son journal d’adulte qu’elle tiendra jusqu’à sa mort en 1934 dans lequel elle livre le plus profond d’elle-même. Elle y raconte la passion mouvementée qu’elle vécut avec Paul Valéry de 1920 à 1928, les terribles souffrances que la maladie lui infligea, ses rapports avec un certain nombre de personnalités, Julien Benda, Bernard Groethuysen, Rainer Maria Rilke, Marie de Régnier,Pierre Jean Jouve, Anna de Noailles...

« Je suis un des points singuliers par où la souffrance de la planète rayonne » (Catherine Pozzi)


medium_Sans_titre_3.3.jpgElle est l’auteur de quelques poèmes dont le magnifique « Ave » , d’un essai métaphysique « Peau d’âme », d’un petit récit autobiographique, « Agnès » que Jean Paulhan qualifia de « fraîche merveille », de quelques notes (NRF) et articles scientifiques (Le Figaro).


AVE

Très haut amour, s’il se peut que je meure
Sans avoir su d’où je vous possédais,
En quel soleil était votre demeure
En quel passé votre temps, en quelle heure
Je vous aimais,

Très haut amour qui passez la mémoire,
Feu sans foyer dont j’ai fait tout mon jour,
En quel destin vous traciez mon histoire,
En quel sommeil se voyait votre gloire,
Ô mon séjour..

Quand je serai pour moi-même perdue
Et divisée à l’abîme infini,
Infiniment, quand je serai rompue,
Quand le présent dont je suis revêtue
Aura trahi,

Par l’univers en mille corps brisée,
De mille instants non rassemblés encor,
De cendre aux cieux jusqu’au néant vannée,
Vous referez pour une étrange année
Un seul trésor

Vous referez mon nom et mon image
De mille corps emportés par le jour,
Vive unité sans nom et sans visage,
Coeur de l’esprit, ô centre du mirage
Très haut amour.


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NYX

Ô vous mes nuits, ô noires attendues
Ô pays fier, ô secrets obstinés
Ô longs regards, ô foudroyantes nues
Ô vol permis outre les cieux fermés.

Ô grand désir, ô surprise épandue
Ô beau parcours de l’esprit enchanté
Ô pire mal, ô grâce descendue
Ô porte ouverte où nul n’avait passé

Je ne sais pas pourquoi je meurs et noie
Avant d’entrer à l’éternel séjour.
Je ne sais pas de qui je suis la proie.
Je ne sais pas de qui je suis l’amour. »


Catherine Pozzi, Très haut amour,

Ce poème est le dernier texte qu’elle a composé (5 novembre 1934). Un mois avant sa mort (3 décembre 1934, à l’âge de cinquante-deux ans), six ans après sa rupture avec Paul Valéry

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« Ce qui ne peut devenir nuit ou flamme, il faut le taire »
« Il y a tant de raisons d’écrire, outre celle de publier. Par exemple exalter la conscience, l’attention ; tracer un chemin ; son chemin ; détruire ; croître…. »
« On n’arrive au plus haut de soi que contre soi »


Intransigeante, orgueilleuse, vivant à l’extrême de soi-même, Catherine Pozzi fut toute sa vie une assoiffée d’absolu.
Elle vécut « l’âme ouverte ».

22.12.2008

Tableau de vie


podcast
Musique; Bach , concerto en D major "Pachelbel's"
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                                       Tableau de vie

Ce tableau coloré , barbouillé de gris

Patiné par le temps telle une effigie

Incrusté de nuages , de bateaux échoués

Clairsemé de mille fleurs d’automnes ou d’été

 

Aquarelle bariolée , que sans cesse tu picores

Touche de rose ici , une de bleu par là

Couche après couche , tu colores , tu restaures

Cette toile nuancée , c’est ta vie pas à pas .

 

Ne cherche pas à la peindre avec perfection

A vouloir en faire une reproduction

Chaque pièce est unique a un style différent

Laisse parler tes sens , ton cœur, au fil du temps .

 

Ce tableau coloré , barbouillé de gris

Enluminé par tous tes pinceaux aguerris

Atypique œuvre d’art aux mille couleurs

Gouache de ta vie , ses douleurs , ses douceurs.

 

  © Urga le 15/12/2008.

07.12.2008

Aujourd'hui repos


podcast


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Commencer la journée avec un bon café
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Plonger dans la lecture
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(Delphin Enjolas "La lecture près de la lampe")

Balade sur les quais de Bordeaux , ou dans le parc ...
Si il fait beau...

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(Alfres Smith "Quai de Bordeaux)
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(Micholine Anemine Christine Polsen "Lecture dans le parc")
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(Lucien Grangerard "Le repos")

La sieste

Pas un seul bruit d'insecte ou d'abeille en maraude
Tout dort sous les grands bois accablés de soleil
Où le feuillage épais tamise un jour pareil
Au velours sombre et doux des mousses d'émeraude
Criblant le dôme obscur, Midi splendide y rôde
Et sur mes cils mi-clos alanguis de sommeil
De mille éclairs furtifs forme un réseau vermeil
Qui s'allonge et se croise à travers l'ombre chaude.
Vers la gaze de feu que trament les rayons
Vole le frêle essaim des riches papillons
Qu'enivrent la lumière et le parfum des sèves
Alors mes doigts tremblants saisissent chaque fil
Et dans les mailles d'or de ce filet subtil
Chasseur harmonieux, j'emprisonne mes rêves.


José Maria De Hereidia
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LAISSER COULER LE TEMPS ....
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Musique (Bach "Air on the golf stream")

26.11.2008

Les grues cendrées

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Déjà, vers la fin du mois d’octobre, les vols ondulants animent le ciel, accompagnés de cris incessants « krou-krou-krou ». Les premiers groupes de grues cendrées annoncent la migration automnale vers le Sud, pour passer l’hiver sous des cieux plus cléments
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La grue cendrée vole à haute altitude et sur de longues distances. Elle suit invariablement la même route, une bande d’une centaine de kilomètres de largeur, qui la mène à l’automne du nord de l’Europe vers la France, l’Espagne et l’Afrique du Nord, et retour au printemps par le même chemin.
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Le weekend dernier elles sont passées au Pays Basque ...

Dans sa grâce infinie le voici tout à coup :
Ballet aérien qui tous les ans répète
Cette polyphonie où sonne la trompette
Collée au bout de chaque cou.

Elles sortent alors de leur riche écritoire
Leur plume la plus belle et tracent au fusain
Sur l’ardoise du ciel le triomphal dessin
Evanescent de la lettre de la victoire.

Elle s’enfuient, s’enfuient là-bas.
Mais combien n’en reviendront pas ?

Celles-ci vont d’abord s’arrêter un moment
Dans l’humide Champagne, étape bien choisie
Pour rejoindre l’Espagne et voir l’Andalousie
Somnoler sous un ciel clément ;

Et celles-là s’en vont pressées vers la savane
Embrasée où la faune est mordue sous la dent
Aiguisée du soleil, dans le royaume ardent
D’une sœur couronnée qui, fière, se pavane.

Elle s’enfuient, s’enfuient là-bas.
Mais combien n’en reviendront pas ?

Et comme chaque année, lorsqu’il voit s’éloigner
Ces voyageuses des hauteurs et de l’automne,
Dans le sureau caché le passereau s’étonne
Qu’on ne puisse se résigner

A rester dans son nid pour subir la disette
Qui étreint la pensée des tremblants animaux
Quand des napperons blancs habillent les rameaux
Sous les doigts engourdis d’une vieille cousette.

Elle s’enfuient, s’enfuient là-bas.
Mais combien n’en reviendront pas ?


(Poème de Graoully2)

19.11.2008

Le Bertsu

S'il est un élément spécifique à la culture basque, c'est bien l'improvisation chantée et versifiée en langue basque "Le bertsu" dont l'art remonte au XVe siècle. .

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Dans le temps, une fois par semaine, le dimanche après-midi, après les vêpres, la grande majorité des villageois se réunissait dans les auberges et les cidreries situées près de l’église.
Et là, pendant des heures, ceux qui avaient "le don divin" ( les bertsolaris) improvisaient des vers évoquant les choses simples de la vie, toujours en chantant et avec humour.
Un véritable jeu d'adresse, un travail de mémoire qui doit s'adapter aux réactions des auditeurs .
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Une vidéo qui montre des championnats , des joutes , des repas de famille ...avec des bertsolaris en pleine improvisation ....(pour la lecture , cliquer sur la flêche blanche)

Cet aspect social et cette convivialité de l’improvisation versifiée et chantée sont aujourd'hui encore présents en Pays Basque où les bertsularis participent à de multiples animations socio-culturelles , des joutes oratoires et championnats.
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Cette tradition a prit une ampleur remarquable et les jeunes générations, formées dans des écoles d’improvisateurs, ont élevé la discipline à un très haut niveau et la confrontent, pour certains, à de nouvelles expériences artistiques.

La relève est assurée .....


Un exemple de batsu ...
Le meneur de jeu demande à Xabier Amuriza d’improviser trois strophes sur la structure « Hamarreko handia » (vers de 18 syllabes et strophes de cinq vers).
Le thème : AITA (le père)
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et voici le résultat....

Aita izba

Aita izena kanta beharrak jarri dit bihotza bero,
Aukera eder hau izango zenik ez nuen hemen espero;
Preso nengoen Zamoran eta han gelditu ia ero,
Joan nintzen ta bertan nengola aita hil zitzaidan gero,
Nahiago nuke edozer baino hemen bizirik balego.

Aita nuen nik umoretsua, inoiz geza ta gazia,
Harek agertu zidan bidea, baitzen bertsoz ikasia;
Oi ene aita, nire egunak ere aurrera doaz ia,
Baina zugandik hartua baitut bertsotarako grazia,
Nik egingo dut arbola haundi zuk emandako hazia !

Gai hau kolpera jarriko zenik ia amentsa dirudi,
Baserri hartan izan genduen hanbat harri eta euri ;
Zu, aita, zinen hain on niretzat, ez gogorra baizik guri,
Euskal Herria nola dagoen orain Donostin ageri,
Niri jotako txalo guztiak bidaltzen dizkizut zuri !

Le père

Avoir à chanter le thème du père, m’enflamme tout entier…
Je n’espérais point qu’un jour une telle occasion me serait donnée.
J’étais en prison à Zamora, presque fou de devoir y rester…
Lorsque j’appris que mon père venait de décéder.
Plus que tout j’aurais aimé, qu’il soit ici, encore en vie !

Mon père avait de l’humour, parfois son aigreur perçait sa douceur…
Il m’enseigna l’art d’improviser, car c’était un connaisseur !
O mon père, à mon tour je vois avancer l’heure…
Et puisque de vous j’ai obtenu la grâce d’être improvisateur,
Je ferai de votre semence, un arbre de grande hauteur !

Que vous me proposiez un tel sujet me plonge dans la rêverie…
Dans notre maison natale, nous connûmes autant de grêle que de pluie…
Vous étiez, mon père, si bon pour moi, sévère mais patient aussi.
Comme tout le Pays Basque est à Saint-Sébastien aujourd’hui,
Tous ces applaudissement qui me sont destinés, c’est à vous que je les dédie.

20.10.2008

La Rose


podcast


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(Rose Contesse de Ségur)

Mignonne, allons voir si la rose

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil.
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(Rose Alphonse Daudet)


Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
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(Rose Guy de Maupassant)

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Pierre de RONSARD (1524-1585)
(Recueil : Les Odes)
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(Rose Honoré de Balzac)

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(Rose Rabelais)

Chanson:Louis Capart "La rose" (de Glenmor)

28.09.2008

C'est l'automne


podcast


21 Septembre , c'est l'automne

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Giuseppe Arcimboldo (1527-1593) Automne


Saison des labours et des vendanges
Pommes , poires coings
Noix,noisettes chataîgnes et raisins
Saison des couleurs flamboyantes


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Monet (1840-1926)Sous bois d'automne

L' automne

L'automne fait les bruits froissés
De nos tumultueux baisers.
Dans l'eau tombent les feuilles sèches
Et sur ses yeux, les folles mèches.
Voici les pêches, les raisins,
J'aime mieux sa joue et ses seins.
Que me fait le soir triste et rouge,
Quand sa lèvre boudeuse bouge ?
Le vin qui coule des pressoirs
Est moins traître que ses yeux noirs.

Charles CROS (1842-1888)


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Jean Claude Cubayne (1944) Automne à Gyverny

Rêves d'Automne

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui
Je me retourne encore et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ...
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ;
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ;
Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.


Alphonse de Lamartine (1790-1869)

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Camille Pissaro (1830-1903) Matin,Soleil d'Automne à Eragny


Musique: ERA "Ameno"

18.09.2008

La rose .... suite


podcast


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La nuit entoure ton jardin.
Tu es assis sous ton arbre préféré.
Tu te désoles d'être là, solitaire, méconnu, alors que tu pourrais accomplir de grandes choses, ou, simplement, rendre heureuse une femme.
Regarde ces fleurs de jasmin qui étoilent le feuillage de ton arbre, et accepte la leçon qu'elles te donnent.


"Le jardin des roses" de Saâdi
13è siècle, traduit du persan par Franz Toussaint - 1942

Il est ici question de jasmin mais j'ai trouvé cet extrait ... superbe et celui à venir aussi .....

"Emporte une rose du jardin
Elle durera quelques jours,
Emporte un pétale de mon jardin de Roses.
Il durera l'Eternité."

(Saâdi)

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Voici , à la demande générale ....

Les roses de Saadi

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées,
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.


Marcelline Desbordes-Valmore (1786 - 1859)
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Musique:Debussy, Clair de lune , cérénade d'amour.
Interprêté à la flute de pan par Georges Zamfir

08.09.2008

Carrousel de ma vie


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Manège aux souvenirs
Qui s’éloignent lentement
Oubliés les rêves d’enfants
Tourne, tourne inlassablement

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Chevaux aux mille couleurs,
Qui partagent mes douleurs
Mes amours, mes amis, mes folies
Tourne, tourne sans mélancolie

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Carrousel de ma vie
Tu me donnes le tournis
Ta valse me poursuit, a deux temps
A trois temps... magie

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Manège de l’avenir
Tu m’entraînes sans prévenir
Vers d’autres rêves étourdissants
Prochain tour, c’est maintenant …..


Urga le 07/06/2007

Chanson de Stanislas "Le manège"

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